Compostage-Moisson Montréal

En juin 2002 naissait le projet pilote de Valorisation et transformation des matières putrescibles de Moisson Montréal en compost à des fins d’amendement des sols agricoles, projet de six mois, qui a été le point de départ d’une gestion environnementale des matières résiduelles putrescibles produites par Moisson Montréal.

Ce projet visait à détourner de l’enfouissement les matières résiduelles putrescibles (fruits et légumes) en les traitant par compostage en milieu agricole. Grâce à un partenariat dynamique entre Moisson Montréal, le CRE-Montréal, le CRE-Laval, le Collège de Rosemont et deux agriculteurs de Laval, ce projet pilote a été un franc succès : une centaine de tonnes de fruits et de légumes non consommables ont été compostées.

Ce projet présente de nombreux avantages environnementaux. Tout d’abord, il faut rappeler que la matière organique a une importante valeur ajoutée après sa transformation en compost, via un processus écologique. Ce compost permet de nourrir les sols agricoles de façon naturelle et complète. En plus de fournir un apport en fertilisants naturels, le compost permet en effet de combler la perte continuelle de terre dans les champs cultivés que les pluies et les vents emportent.

Dans ce projet, les fruits et légumes de Moisson Montréal qui ne sont plus consommables sont acheminés directement aux agriculteurs de Laval, qui compostent cette matière sur leurs terres pour ensuite l’utiliser sur place afin d’amender les sols agricoles. Résultat : transport limité et retour au site de production. La boucle est ainsi fermée : les résidus végétaux retournent nourrir la terre qui les a produits.

Du côté des sites d’enfouissement, retirer ces matières putrescibles des déchets qu’ils enfouissent signifie tout d’abord participer substantiellement à l’effort de réduction du tonnage de déchets enfouis. Par ailleurs, cela veut dire aussi diminuer de manière importante la production de méthane (gaz explosif et puissant gaz à effet de serre) et celle du lixiviat, soit le jus, qui s’écoule des sites d’enfouissement et qui provient de la putréfaction des matières organiques, mélangé à l’eau de pluie et à tous les produits toxiques que l’on retrouve malheureusement dans les sites d’enfouissement.

Ce projet environnemental innovateur et impliquant six partenaires a été récompensé en 2003 par un Prix Phénix de l’environnement.