Projet de modification du PMGMR : Avis du CRE-Montréal

La gestion des matières résiduelles est un enjeu de grande importance en termes de développement durable. Pourtant, force est de constater que les efforts escomptés n’ont pas été au rendez-vous au cours des dernières années, même si un grand nombre de voix se sont élevées notamment dans le cadre de différentes consultations publiques pour le demander.

À la suite de l’adoption du Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles (PMGMR) 2015-2020, nous écrivions dans un article (Envîle Express du 19 mai 2016) :

« Des enjeux sans conteste importants. Toutefois, malgré ses 28 mesures et les actions proposées qui apportent un vent de fraîcheur avec certains éléments nouveaux, il demeure difficile d’avoir l’assurance que ce PMGMR permettra de faire le grand bond en avant souhaité et nécessaire.

D’emblée, on peut être déçu que la CMM, qui accuse déjà un retard important par rapport aux objectifs 2015, ne se donne comme cible que de simplement repousser les objectifs de 3 ans pour les matières recyclables et de 10 ans pour les matières organiques. »

Nous comprenons que la gestion des matières résiduelles, de par sa complexité tant en termes de matières à traiter (types et quantités) que de la multiplicité des acteurs impliqués (gestion et décision), demande beaucoup d’interventions. Toutefois, ce fait ne doit pas faire baisser les bras, mais plutôt remonter les manches.

Dans leur mémoire déposé en juin 2015, les cinq Conseils régionaux de l’environnement de la région métropolitaine (Montréal, Laval, Montérégie, Laurentides et Lanaudière), exposaient un grand nombre de recommandations qui, malheureusement, s’avère toujours d’actualité. Nous ne reprendrons pas ces propos dans le présent mémoire puisque la CMM a toujours accès à ce document. Nous mettrons ici l’accent sur certains éléments en lien avec les enjeux de l’heure.

Nous espérons que cette nouvelle consultation de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) pour réviser le PMGMR 2015-2020 entraînera un véritable virage en faveur de la transition écologique que ce dossier requiert.