Création d’un grand parc de l’Est : La mobilisation a porté fruit

C’est avec beaucoup de joie que le CRE-Montréal a accueilli la récente décision du 23 mai de l’administration municipale de mettre à l’étude la protection du bois et du golf d’Anjou afin de créer une véritable trame verte dans l’est de Montréal.

Le CRE-Montréal, avec un grand nombre d’acteurs locaux et régionaux, oeuvre depuis près de quatre ans à faire de cet espace vert (golf et bois) un grand parc. Cette annonce constitue un premier jalon important vers sa création et vers la concrétisation d’une trame reliant le fleuve Saint-Laurent et la rivières des Prairies. C’est un signal fort en faveur d’une équité territoriale et sociale en matière d’accès nature.

Dès 2014, nous avions mentionné l’importance de conserver l’affectation « grand espace vert ou récréatif » pour l’ensemble du golf dans notre mémoire Rendez-vous manqué avec les défis d’aménagement et d’urbanisme de l’île de Montréal déposé lors des consultations sur le schéma d’aménagement et de développement de Montréal. Depuis, nous avons continuellement travaillé à mobiliser, sensibiliser et à convaincre de l’importance de préserver le golf d’Anjou en tant qu’espace vert, et donc de la nécessité d'empêcher sa disparition sous l’asphalte.

La semaine dernière, à l’initiative du CRE-Montréal, plusieurs acteurs des milieux environnementaux, sociaux et de la santé cosignaient d’ailleurs une lettre ouverte demandant à l’administration de poser un geste fort pour la création du grand parc. La lettre ouverte a par la suite trouvé écho auprès d’autres groupes environnementaux qui ont à leur tour appuyé la demande (Sierra Club Québec, Les Amis du Parc Meadowbrook, Les amis du parc Angrignon, Sauvons L’Anse-à-L’Orme, Technoparcoiseaux, Sauvons la Falaise, STOP et la Coalition Verte).

Le parc-nature du Bois-d’Anjou et le terrain de golf adjacent forment une oasis de plus de 100 hectares qui recèle des trésors insoupçonnés de faune et de flore. Lorsqu’on observe la carte de l’est de Montréal, les 40 hectares verts foncé du parc-nature du Bois-d’Anjou sautent aux yeux. Cette étendue boisée comprend aussi des marais, des marécages et trois ruisseaux. Ces habitats diversifiés abritent plus de 180 espèces végétales, au moins 57 espèces d’oiseaux, six espèces d’amphibiens et de reptiles. Le vert plus clair du golf est également frappant, étant le seul grand espace vert de tout le secteur.

Le règlement modifié considère également un terrain au sud de l’A-40 et un terrain au nord du parc-nature du bois d’Anjou. Ces deux espaces ont un rôle important à jouer dans les futures réflexions visant à désenclaver le grand parc et à favoriser son accès pour l’ensemble des résidents de l’Est. Nous avons l’occasion de créer un grand lien vert et actif permettant de découvrir les nombreuses richesses naturelles de ce territoire à l’est de l’A-25. Ce travail se fait entre autres dans le cadre de la campagne ILEAU (Interventions locales en environnement et aménagement urbain), en collaboration avec un grand nombre de partenaires et propriétaires.

À l’échelle métropolitaine, le parc joue également un rôle important dans la trame verte et bleue de l’Est, et ce au-delà des limites de l’île-de-Montréal.

À l’écriture de ce texte, une autre annonce concernant le parc-nature de l’Anse-à-l’Orme a aussi été faite par la ville de Montréal. Une conférence de presse est planifiée le jeudi 24 mai 2018 pour annoncer les détails du projet.

Nous suivrons de près la suite de ces différentes démarches très positives pour les espaces verts et milieux naturels de l’agglomération.