Convictions acquises au cours de mon engagement en environnement au sein du CRE-Montréal et du RNCREQ

par Gilles Dubois

J’ai quitté il y a quelques semaines la présidence du Conseil régional de l’environnement de Montréal et la vice-présidence du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec. Je désire partager les quelques convictions qui m’ont habité au cours de ces années de militantisme dans ces instances en environnement. Ce sont l’importance de la vitesse, du développement durable comme projet de société et d’une approche collective.

L’importance de la vitesse

Je suis de ceux qui adhèrent aux approches valorisant le consensus, la participation des parties prenantes et les processus démocratiques. En environnement on a souvent parlé de l’importance de l’éducation, de la sensibilisation afin de dégager un consensus social ou une acceptabilité sociale avant d’agir. La théorie des petits pas. Je pense que les citoyens sont maintenant plus ouverts, plus sensibles aux enjeux environnementaux. Il en est de même des entreprises, des organisations de la société civile et des divers paliers de gouvernement.

Malheureusement, la nature est plus rapide que nous à réagir à la détérioration de l’environnement. Les changements climatiques nous le rappellent presque quotidiennement. Donc, nous devons agir plus vite. Retarder, c’est voir les coûts économiques exploser et voir se créer des fractures sociales sans précédent. Les changements ne peuvent plus venir que de la somme des changements individuels.

L’importance du développement durable comme projet de société

Le concept de développement durable est devenu un maître mot qui a perdu de sa radicalité.  Ce terme est souvent inscrit dans la mission d’entreprises, dans les politiques gouvernementales comme un élément de stratégies de relation publique ou de marketing. Mais les résultats concrets et d’envergure sont loin d’être toujours au rendez-vous.

Certes, nous devons adopter des politiques d’entreprises et des politiques publiques fortes et mobilisatrices en faveur du développement durable, mais on doit s’assurer qu’elles soient cohérentes, signifiantes sur le plan des engagements financiers et efficaces en termes de transformation.

L’importance d’une approche collective

Dans un monde dominé par l’entrepreneuriat individuel, par la recherche de leaders charismatiques, par les technologies qui vont résoudre tous nos problèmes, par la croissance économique comme source du bonheur extrême, les approches collectives axées sur la solidarité ne font plus le poids. Pourtant, ce sont les approches les plus efficaces pour les entreprises et les communautés.

Tout en finançant de façon durable les grandes missions de l’État, il est impérieux de mobiliser les communautés en accordant des fonds significatifs pour le développement social, économique et environnemental, donc en développement durable. Le réseau des entreprises en économie sociale, les coopératives et les fonds de travailleurs sont des exemples qu’il est possible faire autrement.

Ainsi nos enfants pourront parler de notre courage et de notre détermination en regardant nos réalisations pour créer un monde plus sain et plus équitable.

Nous avons les moyens de faire plus avec notre richesse collective!

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