Un été bien rempli au CRE-Montréal

Notre bulletin prend congé pour l’été, mais le travail lui continu! En attendant la rentrée, voici quelques-uns des enjeux qui nous occuperont durant la belle saison.

 

Les îlots de chaleur

Température élevée rime avec îlot de chaleur et il faut se rappeler que les grandes zones asphaltées, comme les stationnements, en sont des instigatrices importantes. Dans le cas des stationnements, nous nous dépêchons de les quitter et de mettre la climatisation dans la voiture, mais la population avoisinante elle n’a d’autre choix que de subir leurs effets tous les jours. Avec notre attestation Stationnement écoresponsable et le projet ILEAU, nous souhaitons inciter le plus grand nombre de propriétaires et de gestionnaires de ces surfaces à procéder, entre autres, à du verdissement et à l’implantation de meilleures pratiques de gestion des eaux pluviales. L’été est le bon moment pour penser à aménager autrement.

 

L’accès à l’eau pour la baignade

La demande d’aménager des lieux propices à la baignade aux abords du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Prairies ne cesse d’augmenter. Plonger dans ces eaux est une des façons de vivre pleinement la métropole.

Il y a encore trop peu d’accès publics à ces cours d’eau. Des projets municipaux sont en émergence, mais malgré cela, les enjeux de qualité de l’eau en rive demeurent. Ceux-ci sont très présents surtout dans l’Est de l’île, en raison essentiellement de la problématique des surverses par temps de fortes pluies (et il y en a souvent en été!). Bien sûr, des bassins de rétention souterrains sont nécessaires, mais toutes les mesures d’aménagement évitant la surcharge des égouts pluviaux doivent aussi faire partie de la solution. Souhaitons que le Plan de drainage de Montréal en élaboration aille franchement dans cette direction, tant au niveau des bâtiments que des terrains et des rues. Ce serait aussi une occasion de redonner aux ruisseaux oubliés leur vocation de drainer les eaux pluviales.

 

La place des végétaux

Pendant au moins cinq mois, nous voyons la ville en vert. Les endroits où la végétation fait défaut apparaissent clairement. C’est donc le moment de verdir et de faire une plus grande place à la biodiversité urbaine.

Avec l’agrile du frêne qui décime les arbres, il devient crucial de planter, de replanter, de diversifier les espèces et de protéger davantage ces grands végétaux, notamment en traitant les frênes encore en santé. Il faut aussi penser aussi résineux, ces abris hivernaux pour la petite faune et des éléments naturels importants dans le paysage urbain, particulièrement lors des sept mois de l’année où le vert cède sa place au blanc.

 

Les épisodes de smog

Avec la chaleur vient souvent des épisodes de smog ou de mauvaise qualité de l’air. Comment pouvons-nous accepter si facilement de respirer un air de qualité passable voire mauvaise, alors que nous n’accepterions pas cela pour l’eau que nous buvons? Tout est une question de perception.

Sur l’île, les véhicules automobiles sont les grands responsables de ce problème qui affecte tout le monde. La principale clé est de diminuer l’usage malheureusement trop répandu de l’auto solo. Avec la belle saison, c’est le moment tout choisi pour marcher, pédaler ou prendre les transports collectifs. Et si ce n’est pas possible, il y a toujours le covoiturage.  

 

La place des piétons et des vélos

La promenabilité prend tout son sens en été période durant laquelle l’envie de flâner et de socialiser sur le domaine public est à son maximum et où les rues piétonnes deviennent de vraies « autoroutes piétonnes ». Celles qui ne le sont pas offrent des espaces moins attrayants avec des trottoirs souvent trop étroits, des traverses de rues peu conviviales et un niveau sonore élevé en raison de la forte présence des voitures.

L’été est aussi l’occasion de s’approprier davantage l’espace urbain et de prendre pleinement conscience des bienfaits des aménagements en faveur de la mobilité douce. Cette prise de conscience nous permettra de prévoir les prochaines transformations de nos milieux de vie urbains et ainsi favoriser cette appropriation de la ville tout au long de l’année.

 

La récupération dans les lieux publics

Parce que nous sortons plus de chez soi et que nous fréquentons davantage les parcs et les lieux publics extérieurs, le besoin de déployer la collecte des matières recyclables dans tous ces espaces se fait grandement ressentir. Or, les poubelles en ville sont encore trop nombreuses et les binômes déchets-recyclables trop peu présents. Pour créer le bon réflexe chez les gens, il doit pouvoir se pratiquer autant à la maison qu’à l’extérieur. Vive la disparition programmée des poubelles et l’apparition des binômes!

 

Bon été à tous !