Parachèvement de l’Autoroute 19 - Le Mouvement Ceinture Verte interpelle la ville de Laval sur la protection de ses milieux naturels

Montréal, 31 octobre 2014 — Le Mouvement Ceinture Verte (MCV) s’interroge sur la position de la ville de Laval quant à la perte nette de milieux naturels en lien direct avec le projet de parachèvement de l’autoroute 19. Le MCV espère plutôt que la Ville mette en place tous les efforts nécessaires pour atteindre 17 % d’aires protégées pour 2020 sur son territoire, et qu’elle devienne un modèle au niveau métropolitain, national et international. En étant l’hôte en 2016 du Congrès Canadien sur la foresterie urbaine du Canada, Laval doit s’inscrive parmi les grandes municipalités qui ont à cœur la conservation des milieux naturels et de la biodiversité. 

La Ville de Laval est tenue par le PMAD de la CMM de respecter les objectifs qui y sont édictés, soit 17 % d’aires protégées et 30 % de couvert forestier. 

Le MCV réagit donc au mémoire que la ville de Laval a déposé au BAPE dans le cadre des audiences publiques sur le projet de l’Autoroute 19, qui occasionnerait pour la Ville une perte nette de milieux naturels (12 ha de bois et 5 ha de milieux humides). 

Dans son mémoire présenté le 21 octobre 2014, Ville de Laval mentionne : 

  •  « deuxième préoccupation – non la moindre, la protection des milieux naturels. Je (monsieur David De Cotis) préciserai seulement que tout au long des travaux, nous nous intéressons de près aux cours d’eau et à tous les habitats naturels ». 
  • « Nous sommes aussi conscients que le projet occasionnera certaines pertes de milieux naturels. C’est déjà prévu dans l’étude d’impact. Ces pertes feront l’objet de mesures de compensation ». 

Le MCV ne comprend pas la position de Ville de Laval alors qu’elle n’a que 1,1 % d’aires protégées sur son territoire, ce qui place la Ville en dernière position au niveau national. 

Dans son mémoire, la ville de Laval précise : 

  •  « Or, la Ville souhaite obtenir des compensations supérieures aux pertes écologiques encourues ». 
  • « La richesse d’un milieu naturel ne peut être compensée instantanément par la création d’un nouveau milieu d’une même superficie. Un écosystème prend des années (pour le MCV c’est plutôt des décennies) à s’établir. Afin de ne pas accuser de pertes, les nouveaux milieux naturels que l’on crée doivent avoir une plus grande superficie ». 

Le MCV qui revendique le principe d’aucune perte nette, se questionne à savoir où le MTQ et la Ville vont trouver des sites à Laval pour la compensation afin de respecter les principes de compensation et de taille. La réponse de la Ville n’est pas rassurante : 

  •  « La Ville en est consciente. Elle fait cependant confiance aux experts dans le  domaine, convaincue que tous les intervenants impliqués dans ce projet agiront au  mieux de leur expertise. L’important, c’est de garder en tête ce concept de  compensation supérieure ». 

Selon le MCV, le concept d’aucune perte nette est grandement favorable au maintien de la biodiversité et plus rentable économiquement grâce aux services rendus par les écosystèmes (services écosystémiques). 

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À propos du MCV 

Le Mouvement Ceinture Verte est une coalition demandant la création d’une trame verte et bleue pour le grand Montréal permettant de créer un réseau dynamique de milieux naturels et agricoles protégés, et de maintenir la biodiversité en plus de pallier à la perte de contact des citoyens avec la nature. Site internet : www.ceintureverte.org 

Pour information:

Guy Garand
Directeur général du Conseil régional de l’environnement de Laval
(450) 664-3503