Pour un contact direct au fleuve et à la rivière

Avec l’urbanisation qui occupe une grande place sur le territoire, avec les épisodes de canicules qui s’intensifient, avec l’intérêt généralisé grandissant pour la nature et les activités de plein-air, la demande citoyenne est forte pour se mettre les pieds dans l’eau sur l’île. La population de l’île de Montréal aspire à un meilleur accès au fleuve Saint-Laurent et à la rivière des Prairies. 

Avec le caractère insulaire de la métropole, cela semble tout naturel. Toutefois, quand vient le temps de protéger et de mettre en valeur des espaces riverains pour ouvrir des fenêtres sur l’eau, le chemin est long et semé d’embûches. Pensons à la Plage de l’Est, dont l’aménagement a commencé (mais pas terminé), pour lequel le CRE-Montréal et le Comité ZIP Jacques Cartier ont dû travailler fort pour mobiliser et convaincre. Pensons au terrain boisé en rive à Dorval qui risque de disparaître au profit de quelques maisons de luxe. Pensons à la Plage de Beaconsfield qui ne figure toujours pas sur la liste des lieux de baignades. Pensons à la plage du Vieux-Port promise mais toujours pas aménagée. 

Alors réjouissons-nous de la nouvelle plage de Verdun, ouverte depuis le 22 juin 2019, accessible facilement par la ligne verte du métro et espérons que le grand succès de ce nouvel accès public à l’eau ouvrira la voie à d’autres accès tout autour de l’île. Avec les navettes fluviales qui se multiplient, le Fleuve reprend contact avec le coeurs des MontréalaisES. Et puis avec les accès vient la qualité de l’eau et une plus grande gestion de la problématique des surverses et des raccordements inversés.

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