Les tondeuses à essence, calamités environnementales

La ville de Vancouver prendra les devants en remplaçant ses appareils à essence par de l’équipement d’entretien n’émettant pas de gaz à effet de serre, souhaitons que Montréal suivra. Ce n’est pas la première fois que l’on entend que les tondeuses à gazon (moteurs à deux temps) sont très polluants, générateurs de GES et de bruit. Les alternatives sont déjà disponibles sur le marché; il est donc temps que Montréal se dote d’une démarche pour éliminer ces nuisances urbaines.

Selon le reportage de Radio-Canada, des données militent largement pour cela :

«L’Agence pour la qualité de l’air de l’État de Californie, le California Air Resources Board (CARB), estime que la tondeuse commerciale la plus populaire émet en une heure autant de gaz à effet de serre qu’une Toyota Camry parcourant 483 kilomètres. C’est l’équivalent de se rendre de Toronto à Montréal en voiture.

La souffleuse à feuilles, de son côté, émet autant en une heure qu’une voiture parcourant 1800 kilomètres, soit la distance entre Toronto et Halifax.»

À cela on pourrait aussi ajouter les polluants atmosphériques dangereux pour la santé et le bruit occasionné par l’usage de ces appareils.

Nous croyons que le dossier du chauffage au bois devrait inspirer une démarche similaire par l’administration publique sur ce dossier pour informer, sensibiliser, inciter et réglementer sur son territoire. La Communauté métropolitaine et le gouvernement du Québec ont aussi un rôle important à jouer pour enclencher un vrai changement de pratiques dans l’entretien des pelouses, prioritairement sur le domaine résidentiel urbain, où la taille modeste des terrains permet tout à fait d’opter pour des modèle électrique ou manuels.

Plus spécifiquement sur l’enjeu du bruit, et comme nous l’avons proposé dans nos recommandations lors des élections provinciales en 2018, il serait judicieux de se pencher sur une réglementation uniforme pour l’île en termes des heures et des jours permis à l’usage d’appareils bruyants d’entretien des terrains. De nombreux pays et villes européennes en sont déjà dotés. Une source d’inspiration pour la métropole québécois.

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