L’arbre n’est pas du mobilier urbain

C’est dans le parc Hydro-Québec, à côté de la Maison du développement durable, pour célébrer les Journées de la nature que le 23 mai dernier nous avons accueilli Christian Messier, professeur à l’UQAM et l’UQO et, entre autres, directeur scientifique de l’Institut des Sciences de la Forêt Tempérée (ISFORT) et membre du Centre d'Étude de la Forêt afin de parler de l’arbre en milieu urbain, des défis qui accompagnent sa croissance en santé et des pratiques à adopter pour lui rendre la vie plus facile.

Dans sa présentation interactive où la trentaine de participants ont été amenés à se projeter dans la peau d’un arbre, M. Messier a mis l’accent sur les relations et les interactions entre les arbres. Il a également insisté sur la nécessité de diversifier les plantations afin d’assurer la résilience de notre forêt urbaine alors que l’agrile est bien installé et que d’autres ravageurs sont à nos portes. Cette diversification, qui se traduit entre autres par le choix des arbres sur base de la diversité fonctionnelle, est d’ailleurs au coeur du guide « Pour des plantations résilientes dans les emprises autoroutières » récemment publié par le CRE-Montréal en collaboration avec Alain Paquette, collègue de M. Messier  à l’UQAM et au Centre d’études de la forêt.

Étant dehors, nous avons aussi pu constater de visu les conditions difficiles des arbres au coeur du centre-ville (nombreux vélos attachés, branches brisées par vandalisme, tronc blessés etc.). M. Messier nous a rappelé combien les arbres sont fragiles et nécessitent d’avoir les meilleurs conditions pour assurer leur croissance.

Nous le réitérons régulièrement : l’arbre n’est pas du mobilier urbain, ce n’est pas un cendrier, un support à vélo ou un lieu pour déposer ses déchets. C’est un organisme vivant qui nous rend de multiples services et contribue à faire de nos villes des milieux de vie agréables et en santé.

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