Des industries toujours plus proches, et la pollution dans tout cela?

Dans son article du 4 janvier dernier dans La Presse, Sara Champagne évoquait un dossier majeur et trop peu discuté: les émissions de polluants dans l’air et dans l’eau par les industries. Cet article pose le grand enjeu urbain montréalais de la proximité grandissante entre les industries lourdes et les secteurs résidentiels. Même si les règlements sur les normes d’émission de polluants se sont resserrés au cours des dernières années, leur application n’est pas toujours optimale (surtout à l’extérieur de l’île de Montréal) et le problème de pollution de l’environnement atmosphérique et aquatique n’est pas réglé.

En parallèle, la sensibilité de la population à ces questions de santé publique et des écosystèmes augmente. Nous disposons aussi de nombreuses études corroborant la nocivité de biens des rejets.

D’un côté, on souhaite préserver l’activité économique et les emplois locaux qui y sont reliés, de l’autre on souhaite assainir l’environnement et offrir à la population un milieu de vie de qualité. Un développement responsable ne peut évacuer l’environnement ou le social, comme cela continue encore d’être le cas, au profit de l’économie… à court terme. Car la preuve est faite que la ville attractive pour les entreprises de demain doit miser sur un milieu sain et agréable.

Comment alors s'assurer que les industries appliquent véritablement les principes d'écoresponsabilité? Jusqu'où faut-il les y aider, les obliger? Y a-t-il des entreprises qui ne devraient plus se trouver si proches de résidences?

De grandes questions sur lesquelles il faut collectivement se pencher. La concertation de toutes les parties prenantes devrait être sérieusement envisagée pour y répondre le plus rapidement possible. Il en va d’un véritable développement durable sur l’île de Montréal, particulièrement pour la partie Est de l’Agglomération.

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