Des filtres végétaux pour une saine gestion des eaux

Avez-vous déjà entendu parler des « phytotechnologies »? Ce terme sert à désigner toute utilisation des végétaux visant à résoudre des problèmes environnementaux, notamment l’amélioration de la qualité des eaux usées. Et ces technologies semblent connaître une poussée de croissance au Québec, si l’on se fie à ces deux nouvelles récentes.

Le 29 août 2019, on pouvait lire dans le quotidien La Presse qu’un projet pilote novateur, PhytoValix, sera mené conjointement dans la municipalité de Sainte-Sophie (Laurentides) par deux partenaires industriels (Waste Management et AgroÉnergie) et deux partenaires de recherche (Polytechnique et Institut de recherche en biologie végétale (IRBV)). Ce projet consiste à recourir à des plantations de saules (« marais filtrants » d’environ 100 000 saules en tout) pour traiter les résidus liquides s’écoulant d’un site d’enfouissement. Les saules, qui ont la capacité d’absorber certains polluants, pourront filtrer et nettoyer ces lixiviats. Une fois leur croissance complétée, les arbres pourront être fauchés et servir de matière première à la confection de murs antibruit. Le terrain, quant à lui, devrait recouvrer sa santé et, à terme, pouvoir servir à des fins agricoles.

Ce projet pilote recèle un fort potentiel économique : 39 lieux d’enfouissement générant, au total, 122 millions de m3 de matières résiduelles sont actuellement en exploitation au Québec. Les procédés de filtration plantés de saules représentent des alternatives plus économiques et durables que les technologies conventionnelles de traitement des lixiviats.

L’est de l’île de Montréal représente aussi un territoire prometteur pour la phytotechnologie car il recèle bien de vastes terrains à dépolluer aujourd’hui et demain, et à verdir, pour un mieux-vivre pour les personnes y habitant ou y travaillant.

Pour en apprendre plus sur les marais filtrants, le public est invité à visiter le tout nouveau Parcours des phytotechnologies, inauguré le jeudi 22 août 2019 au Jardin botanique de Montréal. Ce nouveau parcours thématique, qui comprend aujourd’hui deux marais filtrants, sera complété d’ici 2024 et présentera six autres stations. Celles-ci porteront sur la gestion des eaux de ruissellement, la diminution de la chaleur dans les stationnements, la stabilisation des berges des étangs, la diminution des nuisances sonores et la décontamination des sols.

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