Décontaminer les sols à l’aide des plantes, c’est vert et rentable !

Le 8 janvier 2019, l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) a publié un rapport des plus encourageants au sujet d’un projet pilote de phytoremédiation, c’est-à-dire l’utilisation des végétaux pour décontaminer les sols.

Depuis 2016, l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) procède, en collaboration avec la ville de Montréal, à un banc d’essai en phytoremédiation situé dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles. Une friche urbaine contaminée a ainsi été transformée en laboratoire à ciel ouvert, où les végétaux « pompent » les contaminants hors du sol et les emmagasinent dans leurs tissus. Le terrain, découpé en plusieurs parcelles expérimentales, teste l’efficacité de divers végétaux (saules, peupliers, herbacées) et modes de plantation, de même que l’effet de l’utilisation des mycorhizes (des champignons qui s’associent au réseau racinaire de certaines plantes) aux fins de la décontamination des sols.

Selon le rapport de l’IREC, les premiers résultats de l’expérience démontrent que le recours à la phytoremédiation dans l’Est de Montréal est non seulement écologique, mais rentable à court et moyen termes. Qui plus est, les végétaux produits peuvent servir de matière première à une industrie verte, capable de valoriser la biomasse contaminée. Pour paraphraser l’IREC, « [cette méthode] permet de transformer un passif environnemental en actif stratégique pour le développement d’une industrie verte ».

Voilà une perspective réjouissante pour tout l’Est de Montréal, où les terrains contaminés sont nombreux. Plus particulièrement, cela ouvre de nouvelles possibilités de développement dans le secteur Assomption Sud – Longue-Pointe, en voie d’être converti en « écoparc industriel ». Et dans ce cas, nous pouvons parler véritablement de «décontamination des sols» car la plupart du temps ces termes signifient les retirer et les entreposer de façon sécuritaire ailleurs.

Une voie prometteuse à déployer...

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