Mettre fin aux exigences minimales de stationnement

Dans un objectif de diminution des émissions de GES, le stationnement représente un outil incontournable de gestion de la mobilité et de l’aménagement durable. Ces dernières années, de nombreuses villes et arrondissements, notamment à Montréal, donnent l’exemple en révisant leurs réglementations afin d’encourager les alternatives à l’autosolo et réduire les effets néfastes des aires de stationnement. En parallèle, il faut nous donner les moyens d’agir sur la source même de l’offre en stationnement et de sa gestion.

Ainsi, dans les règlements de zonage, les municipalités imposent pour chaque projet un nombre minimal de cases de stationnement à construire. Ce nombre est défini en fonction de l’usage prévu et de la surface du bâtiment. À titre d’exemple, une municipalité peut exiger 1 case pour chaque 40m2 de bâtiment à bureaux. Or, l’usage et la surface ne sont que des paramètres parmi d’autres et ne permettent pas à eux seuls de refléter les besoins réels. Ainsi, cette méthode appliquée mur à mur sans considération pour les réalités locales (densité urbaine, présence de stations de métro, de train, d’autopartage, de vélos en libre-service, etc.) implique qu’un même nombre minimal de cases sera exigé, peu importe la localisation ou la qualité de desserte du projet.

Ce minimum imposé de stationnement entraîne une surabondance de stationnements, ce qui se traduit majoritairement par de vastes espaces asphaltés participant à :

  • la dégradation des déplacements actifs en formant des barrières et en rallongeant les temps de parcours
  • la dégradation de la qualité des milieux de vie des quartiers en créant des îlots de chaleur impactant les populations les plus fragiles et des espaces de pauvre qualité paysagère
  • l’étalement urbain par l’encouragement à l’utilisation de l’automobile
  • l’augmentation des coûts de construction et d’entretien du stationnement

Il est primordial que les municipalités revoient à la baisse les ratios minimum de stationnement pour limiter ces effets. Et lorsque des stationnements sont exigés par les municipalités ou qu’un propriétaire souhaite en construire un, l’Attestation Stationnement écoresponsable permet de limiter leur empreinte environnementale.

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