Les plantes exotiques envahissantes, un enjeu bien présent à Montréal

Le Regroupement national des Conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) a réagi positivement à l’annonce du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) du 18 juillet 2018 suite à la mise en place du fonds de 8 millions de dollars prévu pour la lutte contre les plantes exotiques envahissantes. Il y est allé aussi de recommandations.

L’île de Montréal n’est pas épargnée par la problématique et des actions sont actuellement menées pour y répondre. Évidemment la participation des propriétaires de terrain et l’administration publique est essentielle pour un impact positif à l’échelle de tout le territoire. Il reste encore beaucoup à faire en termes d’information, de sensibilisation et de mobilisation.

Depuis plus de 10 ans (2007), le Comité ZIP Jacques-Cartier réalise le suivi des plantes exotiques envahissantes (PEE) dans la région de Montréal, en collaboration avec divers partenaires gouvernementaux. Ce suivi se fait sur plusieurs sites le long du fleuve Saint-Laurent pour des PEE comme la Renouée du Japon, le Roseau commun, le Nerprun et la Salicaire pourpre. Il vise à suivre l’état de la situation, la progression de la colonisation et à repérer de nouvelles colonies.

Une étude, réalisée entre 2012 et 2015 par l’organisme, a également permis d’évaluer les impacts de la Renouée du Japon sur la biodiversité riveraine.

Depuis 2017, l’organisme collabore avec le Comité ZIP des Seigneuries sur un projet de contrôle de la Renouée du Japon sur quatre sites riverains, deux à Contrecoeur et deux dans l’Est de Montréal. Des méthodes mécaniques et manuelles d’éradication ont été utilisés, suivies de plantations d’espèces indigènes qui seront réalisées à l’automne 2018. Le suivi des repousses se fera pendant quatre ans.

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