Bon classement pour Montréal, mais des améliorations nécessaires

Selon le MIT et le Forum économique mondial qui ont développé le Green View Index (GSV), avec 25,5 % de densité verte, Montréal est la sixième ville la plus couverte de végétation parmi 26 autres métropoles du monde étudiées, d'après les données rassemblées par les deux institutions. Deux autres villes canadiennes occupent une bonne place dans cette hiérarchie menée par Tampa, en Floride : Vancouver (4e) et Toronto (14e). Paris ferme la marche avec seulement 8,8 % de végétation visible (arbres, parcs) dans le paysage urbain.»

Globalement, l’île de Montréal semble se placer donc plutôt bien en termes de couvert végétal. Quand on y regarde de plus près, on est amené à y ajouter des nuances. Parlons tout d’abord d’équité territoriale : il est clair qu’entre l’ouest et l’est de l’île, on est loin d’atteindre cette équité. Concernant l’équité sociale, c’est le même constat. Les quartiers défavorisés manquent cruellement de verdure et d’arbres alors que les secteurs les plus riches bénéficient d’un grand nombre d’arbres matures et de jardins.

Si l’on s’attarde plus spécifiquement à l’accès-nature, là aussi il est aisé de constater une iniquité territoriale et sociale.

Finalement, la notion de biodiversité ne transparaît pas dans l’indice. Or, en ce domaine, Montréal doit encore faire des efforts tant au niveau public, institutionnel que privé. Le royaume du gazon prédomine encore beaucoup trop en ville.

Alors, oui Montréal est bien loin d’être la dernière de classe en termes d’espaces verts mais cela ne doit nous faire collectivement oublier que nous perdons annuellement des milliers de frênes, que de grands et petits espaces verts sont menacés, que les ruisseaux sont encore trop oubliés et qu’il reste encore des dizaines de milliers d’arbres à planter pour atteindre l’objectif de 25 % de canopée.

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