Bilan mi-parcours du PACC - en attendant la Politique de mobilité durable

Le 23 mars dernier, la ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatique, Isabelle Melançon, a présenté le Bilan de mi-parcours du plan d'action sur les changements climatiques (PACC) 2013-2020. Appuyé par de la présidente-directrice générale du Conseil de gestion du Fonds vert, Mme Sylvie Chagnon, et des coprésidents de son Comité-conseil sur les changements climatiques, Mme Hélène Lauzon et M. Steven Guilbeault, elle a fait le point sur les réussites et les défis du gouvernement provincial en termes de lutte aux changements climatiques.

Dans les points positifs du bilan, notons des interventions de lutte contre les îlots de chaleur réalisées dans des secteurs très urbanisés de Montréal et de Québec, en misant sur l’expertise d’organismes ancrés dans le milieu (Conseil régional de l’environnement de Montréal [CRE‑Montréal] à Montréal et Nature Québec à Québec). « Ces projets ont connu un réel succès, permettant à des organismes, à des entreprises et à des citoyens de participer au verdissement de leurs milieux de vie et d’atténuer les effets néfastes de la chaleur. De plus, l’évaluation des bénéfices et cobénéfices des mesures de lutte contre les îlots de chaleur urbains sur la température et la santé est en cours. » (p. 43) Les interventions relatives au verdissement et aux îlots de chaleur ont permis « d’améliorer la qualité de l’air et la qualité de vie des communautés, d’accroître la résilience des infrastructures et des réseaux et de mobiliser la société civile autour d’actions concrètes. [...] Plusieurs ministères et intervenants du milieu ont manifesté leur intérêt à collaborer à ce type de projets et à s’y impliquer. »(p. 44)

Le plus gros constat négatif des actions des dernières années reconnu par la ministre est l’inaction concernant le domaine des transports. « Les émissions du secteur des transports ont crû de 21,3 % depuis 1990. Une part importante de cette croissance est attribuable à la hausse de l’utilisation de véhicules individuels et énergivores. [...] Par ailleurs, elle fait augmenter les dépenses publiques liées à la construction et à l’entretien des routes. Elle prive aussi la collectivité des retombées positives associées aux modes de transport autres que l’« auto solo », que ce soit l’amélioration de la qualité de l’air, la sécurité routière ou les bénéfices des transports actifs pour la santé. [...] Il est donc crucial de mettre en place un ensemble de solutions vigoureuses dans ce secteur, comme des mesures de gestion de la demande ou l’instauration d’un système de redevance-remise (ou bonus-malus) sur les véhicules légers. (p. 26)

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