Parc national des Îles-de-Boucherville : s’agrandir tout en se consolidant

Après le versement du terrain de l’île Charron au Parc par le gouvernement du Québec qui en a fait l’acquisition, voici que cet espace de nature, situé en plein coeur de la région métropolitaine et très utilisé, pourrait encore s’agrandir par l’ajout des grandes battures de Tailhandier et des petites îles situées à l’est. Actuellement, ces terrains sont la propriété du Ministère des transports du Canada. Leur cession au gouvernement du Québec pour ensuite les intégrer dans le parc national des îles de Boucherville permettrait d’offrir plus de vert et de bleu accessible à une population grandissante et de plus en plus attirée par les loisirs en nature.

La Société pour les parcs et la nature (SNAP) et les Amis du parc national des îles de Boucherville ont d’ailleurs lancé une pétition en ce sens.

En attendant de grandir, le parc a aussi besoin de se consolider. En cette période estivale, deux enjeux ne sont pas réglés encore :

  • l’attroupement illégal de yachts dans le canal naturel de la Grande rivière entre les îles Sainte-Marguerite et à Pinard;
  • l’usage de pesticides par les agriculteurs qui cultivent encore du maïs sur les îles.

Le premier génère du bruit, du batillage sur les rives, une perturbation de la faune et des activités de loisir non motorisées. Ces bateaux de plaisance, certains de grosse taille, s’installent en plein milieu du chenal, un geste illégal, mais non réprimandé. Le deuxième enjeu génère évidemment une pollution d’un lieu pourtant géré écologiquement par la SÉPAQ; cela n’a aucun sens. L’agriculture qui continue de se pratiquer dans le parc doit adopter des pratiques écologiques aussi.

Dans la mouvance de la fermeture de golfs en région métropolitaine, il serait important de s’assurer qu’en cas de fermeture de celui présent sur l’île à Pinard, le terrain serait versé au parc.

 

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