Parc Meadowbrook : où en sommes-nous?

Meadowbrook, est un îlot de verdure de 57 hectares dans le sud-ouest de Montréal comprenant notamment de grands arbres matures et deux ruisseaux.

En janvier 2015, l’Agglomération de Montréal adoptait un nouveau Plan d’urbanisme qui identifiait la section de Meadowbrook se trouvant à Lachine comme « Espace vert ou récréatif ». Meadowbrook dans son entièreté a donc été désigné espace vert et est maintenant protégé. Une victoire dans cette bataille entamée en 1989 pour protéger ce milieu naturel d’importance aux potentiels multiples.

Il est maintenant nécessaire de rendre ce territoire accessible à tous. À l’heure actuelle, il ne l’est que pour les golfeurs et seulement d’avril à octobre. Bénéficier d’un tel espace vert, pour des résidants vivant dans un contexte urbain, représente un atout incroyable pour leur qualité de vie. Plus de         200 000 montréalais vivent dans un rayon de huit kilomètres de Meadowbrook et les bienfaits physiques et psychologiques qu’un tel espace vert peut procurer à tous ces résidants sont indéniables.

Les Amis du Parc Meadowbrook travaillent donc à universaliser l’accès à cet endroit, notamment pour pratiquer la marche, le vélo, le ski et la raquette. L’objectif est aussi de permettre aux gens de s’approprier cet espace et d’en faire une partie intégrante de leur milieu de vie.

Des actions sont aussi en cours pour lier le territoire à la piste multifonctionnelle au bas de la falaise Saint-Jacques, un lien plus qu’intéressant pour désenclaver le secteur et favoriser le transport actif.

Un autre chapitre dans l’histoire de Meadowbrook se joue cette année au Palais de Justice de Montréal. Le propriétaire des lieux, Groupe Pacific, a intenté trois poursuites judiciaires. La première contre la ville de Côte Saint-Luc (début des années 2000) pour contester la façon dont le changement de zonage résidentiel à récréatif golf s’est opéré. La deuxième contre la Ville de Montréal, alléguant que celle-ci était de mauvaise foi dans ses négociations avec le promoteur. Finalement, la troisième sur l’assainissement de la rivière Saint-Pierre, qui traverse le terrain.

Il est triste de voir que le propriétaire du golf ne soit pas sensible aux arguments en faveur de la protection de l’espace vert, acheté seulement quelques millions de dollars, pour qu’un jour il devienne un parc urbain pour la population montréalaise, déjà en déficit Nature. Ce ne sont pas les terrains à revitaliser et donc à développer qui manquent autour de ce poumon vert ; le propriétaire aurait là des terrains où réaliser son projet domiciliaire.

Rappelons que le golf de Meadowbrook avait été créé pour former une zone tampon entre les activités ferroviaires et les résidences. Avec le drame de Lac-Mégantic, comment penser revenir sur ce principe quand la gare de triage imposante est toujours là ?

 

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