L’étalement urbain continue dans la région métropolitaine

 

Le dernier recensement de Statistique Canada illustre de façon éloquente une réalité montréalaise inquiétante : sa population diminue au profit des banlieues éloignées de la région métropolitaine. Bien que cet éloignement des grands centres puisse paraître bénéfique aux résidants de façon individuelle, c’est loin d’être le cas pour l’ensemble de la collectivité. Étalement urbain et congestion routière au coeur des problèmes : perte importante de milieux naturels et de terres agricoles, construction de nouvelles autoroutes, augmentation du nombre de véhicules et de kilomètres parcourus, smog et GES… La trop faible densité générale de ces banlieues ne leur permet pas de développer de façon optimale le réseau de transports collectifs, induisant l’usage systématique de l’automobile.

Si les constats des impacts à court et à moyen termes de l’étalement urbain sont reconnus par un grand nombre, la mise en place des solutions est encore portée par un nombre insuffisant. Pour Montréal, on ne le répètera pas assez, il faut davantage miser sur la qualité de milieu de vie et en faire davantage la promotion, notamment pour changer les perceptions. Environnementalement, cela veut dire entre autres :

  • aménager plus de parcs, de places publiques, de ruelle vertes
  • déployer l’agriculture urbaine
  • mettre en valeur les rives et les cours d’eau intérieurs
  • améliorer les accès à tous ces lieux récréatifs et créer les liens interquartiers manquants
  • supporter les services de proximité et éliminer les déserts alimentaires
  • déployer davantage le transport collectif
  • rendre le transport actif plus attractif et sécuritaire
  • mieux organiser la circulation de transit et apaiser les rues

 

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