Les grands arbres urbains disparus : des décennies perdues

Que l’on parle des 1000 arbres du parc Jean-Drapeau coupés, des frênes abattus car tués par l’Agrile, des arbres mortellement blessés par des voitures, des déneigeuses ou des vélos, on oublie encore trop souvent l’âge de ces êtres vivants. On ne peut tout simplement pas prétendre qu’un arbre coupé et un arbre planté, c’est la même chose. Quand un arbre que l’on perd, a 25, 30 ou 40 cm de diamètre, c’est un recul de 20, 30, 40 ans! Les arbres plantés ont en général 7 à 10 ans, il leur faudra donc plusieurs décennies pour atteindre la taille de ceux qu’ils remplacent.

Ces éléments devraient guider chaque projet, en misant sur la protection des spécimens matures et non sur une compensation « 1 pour 1 » qui en réalité ne sera du 1 pour 1 que dans plusieurs dizaines d’années.

Ces constats sont également applicables dans le dossier de l’agrile. Les efforts doivent être mis en priorité sur la protection des frênes de grands diamètres autant sur le domaine privé et public qui procurent de nombreux bienfaits à l’ensemble de la collectivité.

Alors que la collectivité montréalaise se mobilise pour augmenter la canopée, il faut également porter une attention particulière à la préservation de notre patrimoine arboricole actuel.

 

Pour écouter l'entrevue d'Emmanuel Rondia, allez à 1:39:54

 

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