PMGMR – CMM : Premier atelier thématiques pour s’inspirer et s’informer

À moins de deux mois de la date limite pour déposer un mémoire sur le Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles (PMGMR), le 7 mai dernier avait lieu la première journée sur la gestion des matières résiduelles dans les grandes agglomérations urbaines, défis et priorités de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Le CRE-Montréal y était. L’exemple de la région de Vancouver s’avère intéressante pour celle de Montréal, qui devra adopter bientôt son nouveau plan métropolitain de gestion des matières résiduelles.

Vancouver, après avoir atteint un taux de recyclage de 60% en 2013, se donne l’ambition de recycler 70% en 2015 et 80% en 2020. Pour les matières organiques (MO), a été adopté un seuil de tolérance de MO de 25% dans les camions de collectes de déchets pour enfouissement. Il est prévu une inspection visuelle lors du déchargement aux sites de transfert pour évaluer si ce seuil est respecté. Des pénalités aux transporteurs sont prévues en cas d’infraction mais il est souhaité que cette mesure invite les producteurs des matières organiques à mettre en place la collecte des MO, car il est clair que les compagnies de transport ne voudront pas assumer l’erreur ou la négligence de leurs clients. Mesures intéressantes et inspirantes.

Il y est aussi ressorti que la CMM doit montrer l’exemple au Québec et donc doit se doter d’un PMGMR ambitieux et porteur de vrais changements. La notion de «zéro enfouissement» et non «zéro déchets» ouvre la porte à la valorisation énergétique et donc au brûlage de matières résiduelles. Cela soulève une inquiétude justifiée quant aux matières qui prendraient le chemin du brûlage. La production d’énergie ne doit pas être en concurrence avec le recyclage mais doit arriver après et donc ne pas se nourrir de matières recyclables. Et puis n’oublions pas la réduction à la source et le réemploi, mentionnés bien trop peu encore.

Beaucoup de choses ont été dites et partagées cette journée-là, mettant clairement sur la table la complexité et la diversité des gestes à poser pour une meilleure gestion des matières résiduelles. Ce qui est clair c’est que, malgré les défis, des solutions existent et que des choix importants doivent se prendre maintenant par les décideurs de la CMM et du Québec si l’on veut, collectivement, diminuer drastiquement le gaspillage de toutes ces ressources aujourd’hui enfouies.

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