Les golfs, des espaces verts à protéger

Cette semaine, plusieurs résidents de la Rive Sud se sont mobilisés afin de réclamer la transformation de l'entièreté de l’ancien terrain de golf de Brossard en un parc. Par la suite, le maire de Brossard a annoncé que le parc occuperait la moitié de la superficie et qu’une école allait également être implantée. Les terrains de golfs représentent des superficies importantes d’espaces verts qu’il faut à tout prix protéger alors que l’engouement pour ce sport est actuellement en baisse et que les pressions des promoteurs pour les développements immobiliers se font de plus en plus fortes. En milieu urbain, voici une occasion à ne pas manquer d’offrir davantage accès à des espaces verts à la population.

Même en cas de cessation des activités, les municipalités doivent conserver le zonage du terrain « Grand espace vert ou de récréation » afin d’éviter les développements immobiliers.

Sur l'île de Montréal, la préservation du Golf de Meadowbrook déjà enclenchée (une très bonne nouvelle!) ne doit pas faire oublier les menaces qui pèsent sur d’autres terrains Ainsi, dans le récent schéma d’aménagement et de développement de Montréal, le golf d’Anjou a maintenant une affection « Industrie », qui met en péril cet îlot de fraîcheur en plein coeur d’une zone très minéralisée et menace la connexion entre les habitats fauniques.

À plus long terme, les golfs constituent également des terrains propices à des actions de renaturalisation en vue d’augmenter la part des milieux naturels sur l’île-de-Montréal. Plusieurs initiatives ont vu le jour ces dernières années sur la Rive Nord avec le programme Golfs durables. Souhaitons que le golf de Meadowbrook en soit un des précurseurs.

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